
LA FORÊT INHABITÉE
EMPREINTES FRAGILES, PRÉSENCES MENACÉES

Au fur et à mesure que j’ai réellement commencé à m’intéresser à la vie animale, notamment sauvage, j’ai pris conscience de l’incroyable résilience des animaux face à une pression constante de l’humain. Malgré les changements majeurs provoqués par le dérèglement climatique, l’humain n’en finit pas de poursuivre son œuvre de destruction. Habitats naturels, biodiversité et écosystèmes n’ont jamais subi autant d’agressions et de menaces.
Après les terribles incendies qui avaient, certains étés, ravagé des territoires forestiers entiers, j’ai été médusée par le maintien d’une pratique de chasse dans ces mêmes lieux. Des espèces avaient été décimées par le feu et certaines personnes qui avait participé à des sauvetages d’animaux sauvages décidaient finalement de tuer le Vivant qui avait pu réchapper à ces catastrophes ! Incompréhensible. Déroutant. Décevant.
De la même façon, je ne parviens pas à comprendre la destruction toujours plus grande des habitats sauvages, des zones humides, des haies, des forêts. Tous et toutes s’accordent pourtant sur la nécessité impérieuse de préserver une nature sauvage et vivante dans laquelle nous prenons vie au même titre que les autres espèces.
Elle nous protège de la sécheresse, de la contamination de nos eaux, vivantes et indispensables à notre vie humaine. Pourtant, chaque jour nous pouvons constater combien nous entendons de moins en moins le chant des oiseaux, le croassement des grenouilles (il y a de moins en moins de mares). Dans mon enfance, je me souviens des nuées de papillons l’été, aujourd’hui si peu présentes dans nos jardins…


Le déclin du Vivant est tel que nous avons déjà perdu certaines espèces. Elle se sont éteintes par notre incompétence à les protéger, à vivre en intelligence avec elles et notre environnement proche. Nous sommes si occupé.es à bétonner, privatiser, creuser, détruire, intoxiquer les champs aux pesticides, dépeupler nos forêts ! Notre vision du monde est totalement aveuglée par notre consumérisme et notre besoin d’exploiter, dominer, assujettir le Vivant à nos désirs individuels sans limite.
Je me sens de plus affectée par ces prises de conscience. Je tente de me confronter à ma tristesse, à mon angoisse d’un monde qui ne soutient pas le Vivant. C’est comme cela que l’idée m’est venue de travailler sur un thème particulier où je pourrais mettre à l’honneur certaines espèces, particulièrement soumises à la pression des activités humaines.
C’est bien sûr toute la vie et ses différents écosystèmes qui sont de plus en plus gravement menacés. Les effets du réchauffement climatique se surajoutent à notre propre oppression humaine. Mais les études scientifiques mettent la lumière sur certaines espèces qui, pour des raisons parfois différentes, doivent lutter encore plus pour se maintenir dans leur écosystème.
Il est évident qu’en tant qu’artiste et poétesse, il ne s’agit pas pour moi de créer des portraits animaliers en cherchant à être dans une exhaustivité parfaite des espèces en question. J’ai effectivement fait des choix, personnels et en lien avec mon inspiration profonde. Ces « âmes animales » participent à « l’âme de la forêt » et je veux pointer du doigt le fait qu’elles pourrait bien disparaître un jour définitivement si nous n’y prenons pas garde !
La « Forêt inhabitée » s’inscrit dans un travail artistique et poétique sur le thème de la défense et de la préservation du Vivant. Ce projet interroge l’absence : celle qui naît de la disparition progressive et souvent silencieuse des espèces animales. Il évoque la réduction constante des espaces laissés au sauvage. Il parle de l’effacement, du vide, de ces lieux où le Vivant peine à trouver sa place.
Parler de l’effacement, de la trace
Tout au long de ce parcours des vous trouverez des poèmes et des portraits animaliers. Des dessins d’empreintes animales servent de fil directeur discret entre mes créations. Ce sont des traces silencieuses que nous ne savons pas regarder. Mon projet se rapproche plus du questionnement conscient que de la dénonciation moralisatrice. J’essaie d’explorer, à ma manière, un écosystème où des présences fragilisées tentent de subsister.


Le soutien de la poésie
Même si je m’appuie sur les études des scientifiques pour conserver une certaine rigueur éthique, je choisis le déplacement dans l’espace poétique. Mes poèmes sont ma tentative pour dire l’Indicible d’un réel qui m’apparaît parfois peu supportable. Mon intention est d’essayer d’ouvrir un espace de conscience et de sensibilité au Vivant, soutenir sa tentative de résilience.
Des dessins crées avec le cœur
Tous les dessins de ce projet sont réalisés à la main, sur papier 100% coton, sans acide, avec des crayons et de la poudre de graphite ou carbone. Chaque original réalisé pour ce projet sera disponible à la vente mais je peux également proposer des tirages d’art à ceux et celles qui le souhaitent.
Idéalement, j’aimerais beaucoup avoir la possibilité de mettre en place un partenariat avec une association de lutte pour la préservation du Vivant et de la forêt. Je pense notamment à un dispositif qui me permettrait de reverser une certaine somme sous forme de don pour chaque œuvre vendue (originale ou reproduite). Ce projet se construit au fur et à mesure, ce point sera important pour moi et j’aurais à cœur de le développer.
- Vous aimez ce projet et vous aimeriez me soutenir en me permettant d’exposer mes œuvres dans un lieu de partage avec le public ?
- Vous êtes une maison d’édition qui pourrait avoir envie de collaborer à la publication d’un recueil poétique ?
- Vous appréciez mes dessins et vous souhaiteriez acquérir un original ou tirage d’art ?
